Collège Simone Veil
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DP3 : Découverte des métiers de l’armée de Terre

vendredi 26 février 2016, par MANUELA MAESTRI

Mardi 23 février 2016, les élèves de la DP3/DME ont eu l’occasion de rencontrer l’adjoint Rerolle, qui est venu au collège pour leur présenter les métiers de l’Armée de Terre.

Il travaille au CIRFA (Centre d’Information et de Recrutement des Forces Armées) de Gap (Adresse : 4 Rue Bayard ; téléphone :04 92 67 54 33), où il accueille et rencontre les jeunes qui souhaitent avoir des renseignements précis pour s’engager dans l’Armée.
L’adjoint Rerolle nous a parlé de sa carrière de militaire dans l’infanterie et nous a fait partager son expérience dans des opérations militaires à l’étranger (Afghanistan, Tchad...). Il nous a expliqué que, suite aux attentats de l’an dernier à Paris, l’activité de l’armée de terre s’est intensifiée : en effet, le plan Sentinelle (un plan vigipirate renforcé) a du être mis en place.
Nous avons appris que la vie du militaire est très dense, il y a beaucoup de facettes. Elle est divisée essentiellement en deux parties :
1) Les opérations, d’une durée de quatre à six mois tous les dix-huit mois. Elles ont lieu dans des Pays et contextes très différents, ce qui implique de savoir faire face à des situations très variées.
Au retour des missions, les soldats sont pris en charge psychologiquement avec des séances de psychothérapie de groupe, qui peuvent être complétées par des séances individuelles. Les soldats peuvent être réformés si le traumatisme de la mission a été trop intense.
2) Le reste du temps, les militaires font des entraînements, des formations et des stages.

En ce qui concerne le recrutement, il faut que les candidats répondent à plusieurs critères :
- avoir la nationalité française (pour ceux qui ont plusieurs nationalités, il faut faire les démarches pour renoncer aux autres)
- avoir l’accord des parents si le candidat est mineur. Il est possible de s’engager à partir de 17 ans et demi
- être en règle avec les obligations du service national. Cela implique de se faire recenser à la mairie à l’âge de 16 ans pour pouvoir être convoqué à la journée d’appel à l’âge de 17 ans. L’armée française, qui est très active, utilise la journée d’appel pour mieux se faire connaître
- ne pas avoir de condamnations inscrite au casier judiciaire.
Si l’on remplit ces critères, pour pouvoir s’engager il faut se présenter à des tests de sélection qui ont lieu sur deux journées.
Dans un premier temps, le candidat passe plusieurs tests :
- sportif : de la course, des tractions et un parcours d’agilité
- une visite médicale générale
- le test de Morse
- un test de raisonnement et psychotechnique sous forme de QCM (pour mesurer le Q.I., par exemple)
- un test de français et mathématiques
- une autoévaluation de la personnalité
- un test de gestion du stress
Il y a ensuite un entretien avec un militaire, il s’agit d’une sorte d’entretien d’embauche, qui se prépare à l’avance. Le candidat doit expliciter ses motivations, par exemple.
Pour terminer, il y a une évaluation comportementale.

Si les tests se passent bien, le candidat peut tout faire dans l’armée. En revanche, si le candidat ne réussit pas certaines épreuves, il ne pourra pas accéder à tous les métiers de l’armée. Il sera donc dirigé vers les domaines où il a réussi.
Il est possible de passer les tests d’aptitude à plusieurs reprises, mais avec des contraintes.
L’entrée dans l’armée n’est pas simple !

Quand on rentre dans l’armée, pendant trois mois les militaires assistent à des classes pour apprendre les bases du métier.

Dans l’armée, il y a différents statuts :
1) militaire de rang (= le soldat). On y accède par les tests, avec un niveau qui va de « sans qualification » jusqu’au baccalauréat. C’est pour les jeunes entre 17 ans et demi et 29 ans, avec des contrats de 2, 3 ou 5 ans renouvelables (à condition d’avoir atteint les objectifs).
2) Sous-officier. On y rentre par les tests avec un niveau qui va du Bac au Bac + 2 ou 3. C’est pour les jeunes entre 18 et 25 ans, avec des contrats de cinq ans renouvelables (à condition d’avoir atteint les objectifs). Il y a une formation de 8-9 mois, après laquelle le sous-officier se rend dans son régiment où il est chef de division sur le terrain.
3) Officier. On y accède après une classe préparatoire, avec un niveau de Bac+3 ou +5. L’officier est le chef de tous les autres soldats : il reçoit les ordres de mission et il met en place le plan pour les exécuter.
Dans chaque catégorie, il y a cinq grades et l’on peut passer en interne d’un grade à l’autre.
La carrière d’un soldat dure entre 27 et 35 ans (30 ans en moyenne).
Les salaires pour un militaire de rang et pour un sous-officier s’élèvent à 1280 euros net par mois en début de carrière, sans compter les différentes primes liées aux opérations et autres.
Les contrats ne se résilient pas comme on veut. C’est pour cela qu’il y a de contrats-test d’un an, ce qui permet d’être sûr de son choix. Au bout de huit mois, il est possible de signer un contrat plus long. Il existe aussi des contrats de deux ans, mais ils ne permettent pas de partir en mission car leur durée est trop courte.

L’adjoint Rerolle nous a ensuite détaillé les métiers de l’armée.
Dans les spécialités du combat, nous avons :
- l’infanterie : c’est un métier très dur, les soldats sont en première ligne lors des combats. Dans l’infanterie, il y a les tireurs d’élite et certaines spécialités, comme les troupes de montagne et la cynotechnie.
- la cavalerie blindée : c’est le plus recherché. Les soldats sont dans des chars blindés avec des canons, avec une tourelle qui tourne à 360°. Il y a trois soldats dans chaque char, à proximité de l’infanterie.
- La logistique TRAIN. Ce sont les convois tout terrain qui assurent le ravitaillement des troupes.
- l’artillerie : les soldats manipulent les canons et les mortiers qui se trouvent à environ 30 km de l’ennemi.
- le génie : c’est l’aide à la mobilité des troupes. Les soldats construisent des ponts et des routes, ils sécurisent le terrain pour que l’armée se déplace, ils assurent le déminage
- l’aviation légère : ces soldats sont éloignés du terrain de combat et ils aident l’armée de l’extérieur grâce aux drones (qui ne sont pas armés, ils sont utilisés pour donner des renseignements) et aux hélicoptères.

Il est possible de s’engager dans n’importe quelle spécialité à condition d’avoir réussi les tests. Les tests pour l’infanterie sont les plus durs à réussir, car le métier est très compliqué. Les soldats doivent en effet avoir tout leur matériel sur eux, ce qui fait des charges pouvant atteindre 80 kg à porter pendant plusieurs jours. Le gilet pare-balles pèse 25 kg, tout comme le sac-à-dos !

Dans chaque domaine, il y a des spécialités différentes mais, tout le personnel, même les secrétaires, est armé. Parmi les spécialités, nous avons :
- les attaques bactériologiques
- la transmission (radio)
- mécanicien
- défense sol/air (pour tirer sur les avions de chasse)
- renseignements
- maintenance du matériel
- métiers de la santé (aujourd’hui, les véhicules médicaux n’affichent plus la croix car la nouvelle stratégie de l’ennemi est de tirer sur les véhicules sanitaires !)
- restauration, hôtellerie, loisirs
- sécurité (civile, sapeurs pompiers de Paris, très demandé)
- moniteurs de sport

Dans un régiment, nous retrouvons toutes ces catégories, il peut être comparé à une petite ville autonome.

L’adjoint Rerolle nous a parlé des autres formes d’engagement.
- Les stages de découverte en régiment, qui peuvent s’effectuer pendant les vacances scolaires
- La réserve opérationnelle
- Les lycées militaires. Il existe quatre lycées militaires en France : Aix-en-Provence, La Flèche (Bretagne), Saint-Cyr (Paris) et Autun (78). Pour intégrer une de ses écoles, les enfants de militaires sont pris en priorité, suivis des enfants des fonctionnaires. Il reste très peu de places pour les boursiers et la sélection se fait sur dossier. Il est plus simple pour un boursier d’intégrer l’école d’Autun, la moins demandée.

En ce qui concerne la reconversion, ce n’est jamais très simple pour un militaire ! Bien évidemment, pour un mécanicien c’est moins compliqué que pour un officier, qui recommence du bas de l’échelle civile après avoir été chef de régiment. C’est pour cela qu’il est important d’avoir fait des études et d’avoir des diplômes avant de s’engager dans l’armée. Il y a tout de même des droits à la formation.

Vous désirez en savoir plus ?
Consultez le site du CIRFA de Gap :
https://www.recrutement.terre.defense.gouv.fr/ou-nous-rencontrer/centre-de-recrutement/userprofile/cirat-05-gap

Nous tenons à remercier l’adjoint Rerolle pour être venu au collège et avoir si bien expliqué « le monde » de l’armée de terre.

 
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